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la carte

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Ici commence la fabuleuse histoire de la Jaille!

Au VIIIème siècle, au sud de la rivière descendant des Alpes, l'Isère, au sommet du triangle que forment en se rejoignant la montagne de Musan et le coteau de Barret, s'étendait un vaste plateau boisé, traversé au levant par un petit torrent, le Bitiel (le Bitou), et au couchant par un ruisseau sinueux, l'Icerna (le ruisseau de Serne).

Ce plateau formait le domaine du seigneur Roch de la Joncheraye dont le château fortifié était érigé sur une petite hauteur dominante au nord de ses terres, et sur les mines duquel l'actuel château de la Jonchère serait construit. Jeune, doux et calme, il avait sous ses ordres 1200 manants dont les huttes étaient groupées en sept petits villages.

On cultivait le froment, le maïs, le chanvre, et le sarrasin (Blé noir). Les bûcherons et les vanniers utilisaient le bois pour confectionner les charpentes, les outils et les corbeilles (l'actuel quartier de Corbeil se trouve à l'emplacement du village des vanniers de l'époque). La région était giboyeuse, sangliers, chamois, ours bruns et mais aussi des loups.

Pauvres et rustres, les sentiments religieux de ces habitants primitifs n'étaient guère développés, aucune église ou chapelle ne s'élevait sur le plateau. "Prenez garde, leur dit un jour le seigneur Roch, que le ciel, courroucé ne vous châtie de votre manque de courage et de foi".

Mais il arriva qu'un jour de l'an 775, une nouvelle terrifiante sema l'horreur et la panique dans la contrée. Dans un village de bûcherons du haut de la terre féodale, une fillette de 10 ans, Judith, et son jeune frère Pépin Vales, de 6 ans, qui gardaient un troupeau de moutons dans une clairière, disparaissaient mystérieusement sans laisser de traces, tandis qu'une dizaine de moutons étaient éventrés, dévorés ou disparus.

C'est aux cris poussés par les enfants et les bêtes que des manants travaillant leur froment tout près de là, accoururent et constatèrent l'horrible carnage, sans en découvrir l'auteur qui cependant avait laissé des empreintes larges et profondes comme les sabots d'un cheval, mais semblables à celles d'un chien ou d'un sanglier. Effrayés, ils retournèrent au village conter l'histoire.

Armés de gourdins, tous les hommes valides partirent à la poursuite de la mystérieuse bête, dont ils suivirent les traces en direction du levant jusqu'à la montagne de Musan où ils ne purent relever aucune empreinte révélatrice.

Le monstre avait-il disparu?




Vers la suite de l'histoire... ⇒